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Exposition "Les couronnes de Romay" - Musée du Hiéron

Du 18 mars 2017 au 02 juillet 2017

10h30 à 12h30 et de 14h à 18h

Exposition "Les couronnes de Romay" - Musée du Hiéron

Exposition autour des couronnes de l ’orfèvre Paul Brunet. Prêt exceptionnel de la paroisse du Sacré-Coeur en Val d’Or.
La statue de Notre-Dame présente à la chapelle de Romay est couronnée en 1897. Les couronnes d’origine, très précieuses, sont utilisées en procession jusque dans les années 1960. Grâce au généreux prêt de la paroisse du Sacré-
Coeur en Val-d’Or, elles sont exposées au musée du Hiéron.

Ouvert du 18 mars au 1er dimanche de janvier, du mercredi au dimanche, de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h. Juillet-août, tous les jours aux mêmes horaires.
Tarifs : 4 €, 3,50 €, 5 € (famille), gratuit : - de 18 ans, professionnels des musées, minima sociaux.

  • Mg 58272
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La statue de Notre-Dame présente à la chapelle de Romay est couronnée en 1897. Les couronnes d'origine, très précieuses, sont utilisées en procession jusque dans les années 1960. Grâce au généreux prêt de la paroisse du Sacré-Cœur en Val-d'Or, elles sont aujourd'hui exposées au musée du Hiéron.

La chapelle Notre-Dame de Romay, située dans les contrebas de Surveaux, est le seul édifice de Paray-le-Monial dédié à la Vierge Marie. La construction de la chapelle remonte vraisemblablement à l'édification du monastère bénédictin de Paray-le-Monial en 973 par Saint Mayeul, quatrième abbé de Cluny. Une parcelle proche de la chapelle abritait la carrière médiévale d'où fut extraite la pierre calcaire ayant servi à bâtir l'église monastique. Romay a sans doute été édifiée dès l'origine comme oratoire pour la protection des lieux d'extraction de la pierre. Les moines travaillant à la carrière ont pu ériger l'édifice sur le lieu même de leur labeur afin de suivre les offices liturgiques, selon la règle de saint Benoît. La tradition rapporte que le choix de l'emplacement aurait été déterminé par la présence d'une fontaine réputée miraculeuse.
De l'édifice originel du 11e siècle, il ne reste que la nef où se trouve une fenêtre de style roman
aujourd'hui murée.

L'étymologie du mot Romay reste incertaine. Dérivant du latin robur ou "force", il pourrait être une référence à Notre-Dame-de-Bon-Secours pour laquelle on sollicite justement la force et l'appui solide. Romay dérive aussi de romera qui signifie "pèlerin", "pèlerinage". Durant et en dehors des pèlerinages, la chapelle et sa statue sont d'ailleurs l'objet d'une grande dévotion à la
Sainte Vierge.

Le couronnement de la statue de la Vierge est le fruit d'une dévotion toute particulière à Notre-Dame de Romay. En 1896, le Cardinal Perraud, évêque d'Autun, et l'abbé Barnaud, curé de la
Basilique du Sacré-Cœur, obtiennent du Pape Léon XIII l'autorisation de couronner dignement la Madone. La population fait don d'or, de bijoux et de pierreries qui orneront les divines couronnes. La réalisation des diadèmes est confiée à la prestigieuse Maison Brunet à Paris, ainsi que la robe et le manteau royal aujourd'hui disparus.
Le 5 août 1897, la Vierge est couronnée en sa chapelle, après une procession solennelle à travers la ville présidée par le Cardinal Perraud.
Paul Brunet, maître orfèvre ayant participé à l'Exposition Universelle de 1889, imagine les couronnes à la gloire de la Vierge Mère et des écclésiatiques liés au sanctuaire de Romay.
L'originalité du diadème de la Vierge tient en effet dans ses écussons émaillés représentant les
armes de Léon XIII, du cardinal Perraud, évêque d'Autun, du cardinal Thomas, archevêque de
Rouen, du cardinal Boyer, évêque de Bourges et du cardinal Guy de Paray, archevêque de Reims
au 13e siècle. Enfin, le sceau abbatial de Cluny rappelle l'origine bénédictine de la chapelle.
Le diadème de la Vierge, en or fondu, ciselé et gravé, orné de pierres, d'émail et de perles, est
remarquable pour la finesse de ses détails. La couronne de l'Enfant-Jésus, en argent fondu et moins riche en pierreries, souligne la reconnaissance particulière adressée à Notre-Dame.
Trois parties composent les diadèmes : le bandeau orné de pierres ; six quartiers en filigranes
rehaussés de fragments de bijoux et terminés par des têtes de chérubins ; l'orbe, sorte de globe
surmonté d'une croix. Bénéficiant d'un traitement spécial, la couronne mariale est ornée des plus
belles pierres : améthystes et grenat pour la croix ; émeraude, citrine, cornaline, améthyste et
trèfles en diamants pour le bandeau.
La couronne de l'Enfant-Jésus, dont la croix est rehaussée d'un saphir, est une habile réduction du diadème marial. Le bandeau et les quartiers filigranés sont ornés de turquoises, d'améthystes, de grenats et de perles.